J'écris ces mots en te regardant, toi qui est une partie de moi ... Tu es la meilleure partie assurément. En effet il a fallu que je fasse don d'une partie de moi pour pouvoir te rencontrer et il faut encore que je donne du mien pour continuer de te faire sourire.
Je te regarde et j'oublie Tout ... Oui Tout, ma fatigue, ma colère, mes craintes ... Je te regardes et tu souris ... Oui tu souris, de se sourire parfois malicieux mais bien souvent innocent, juste pour me dire ton bonheur.
Je suis la plus heureuse sur terre, j'ai la grâce d'être l'unique personne qui te comprenne avant même que tu ne t'exprime. Mais s'est également beaucoup de responsabilité que de devoir te tenir la main au quotidien. Je dois être à la hauteur, je le serais ... Oui, parce qu' avec toi je me sens invincible, parce que notre grand papa la haut a permis que l'on se rencontre.
Je te regarde et je souris ... Je te regarde et je ris aux éclats ... Je te regarde et je me demande pourquoi ne nous sommes nous pas rencontrés plus tôt 😏
Je te dédie ses quelques mots KK ...
Le doute 😍
mercredi 23 mars 2016
dimanche 20 mars 2016
Faut-il se passer de l’État ou lui rappeler son rôle ?
La perception de l’État qui est ici en question est
son rôle administratif. C’est une contestation de la fameuse phrase « l’État,
c’est moi ». Celle-ci concentre les décisions politiques dans la sphère
des gens qui dirigent et qui négligent les conditions concrètes de vie des gens
d’en bas. C’est le propre de l’absolutisme et des pouvoirs dictatoriaux.
Face à cette concentration du pouvoir où les gens d’en
haut fabriquent la misère (manque des soins primaires de santé, manque d’école
de qualité, manque de routes, etc) que faire ?
La première
attitude observée est celle-ci : à un moment donné, il ne faudrait même
pas attendre grand-chose de l’État quand il démissionne de son rôle d’organiser
la cité. Il devrait se limiter à son rôle de protection des citoyens et de
garantie des libertés. L’État, en ces personnes médiocres qui s’accaparent le
pouvoir est également négligé, insulté, parce qu’en fait, il est un instrument
de nuisance.
Pour le reste, à savoir, la prise en main des membres
de la communauté, elle devrait être de leur propre chef en développant leurs propres initiatives.
Ainsi fonctionnent les gens dans les États où le citoyen n’est pas considéré et
où le minimum ne leur est pas donné en termes d’infrastructures.
Moins de présence de "l’État administratif" permet aux
membres d’une communauté d’exister de par leur propre initiative. L’État de
droit devrait travailler à sa propre réforme tant que continuent ces situations
d’inégalités et de privations. Telles sont les difficultés qu’affrontent la
communauté des citoyens qui sont déconsidérés.
Les citoyens ont le droit d’exiger de l’État qu’il
rende des comptes. Qu’il leur explique comment est utilisé l’argent des taxes ;
l’argent des impôts, les ressources qui génèrent l’argent qui appartiennent à
tous. Quand on paie les impôts, on doit savoir à quoi, ça sert et comment ils
sont employés.
François-Xavier Akono.
mercredi 30 décembre 2015
Je suis enceinte ...
Waoooh quelle nouvelle !!
"Mes félicitations ..." , "Es tu sûre?", "Hâte de savoir s'il s'agit d'une fille ou d'un garçon...", "Tu seras maman ... Êtes vous prêts pour être parents?"
Que la nouvelle soit attendue depuis un moment ou qu'il s'agisse d'un événement pas très bien planifié, la confirmation et l'annonce de celle-ci sont toujours pleines d'émotions et s'accompagnent de nombreuses interrogations... Pour la femme s'est le début d'un changement radical de comportement, d'attitude.
En effet, elle est désormais consciente de devoir prendre soin de deux personnes au quotidien, de devoir faire des choix qui engagent une vie (ne plus boire d'alcool, ne plus fumer, changer d'activité physique pour éviter un avortement involontaire, ...). Sa vision de l'extérieur change, elle prend conscience des dangers qui guettent cette nouvelle partie d'elle dont elle est responsable: la fibre maternelle et son instinct se développent. Elle a peur, peur de ne pas pouvoir aller jusqu'au bout de la première partie du voyage, de ne pas être à la hauteur du rôle de maman, de prendre les mauvaises décisions: on ne parle plus de moi mais désormais de nous ...
La femme enceinte découvre également que son corps ne lui appartient plus. En plus de ne pas pouvoir maîtriser les changements physiques à venir, elle doit désormais faire don de celui-ci à la science. En effet, au fil des visites prénatales et des examens, elle doit bien souvent exposer cette partie de son anatomie tant protégée, dont l'accès a bien souvent été l'objet de conquêtes assidues et parfois infructueuses de la gente masculine.
Entre changements silencieux mais attendus (les formes qui s'arrondissent), douloureux (crampe nocturne, contraction, remontées gastriques, ...) Ou non (important besoin de dormir, augmentation de l'appétit,...), il y'a les hormones à gérer... Elle peut désormais vivre une série d'émotions variées en une fraction de seconde et de manière incontrôlée. Son entourage en est le témoin silencieux et involontaire, qui doit désormais gérer entre autre, sauts d'humeur et indécision.
La femme enceinte en Afrique est choyée. Elle fait l'objet d'attentions de la part des siens mais également de celui de nombreux inconnus rencontrés au quotidien. La société la sait fragile et lui manifeste son soutien dans toutes les situations, sa reconnaissance pour le sacrifice consenti afin de donner à la collectivité une nouvelle ressource humaine...
Je suis enceinte ... Je vais participer au mystère de la vie ... Je ne suis plus seule ...
Le doute
"Mes félicitations ..." , "Es tu sûre?", "Hâte de savoir s'il s'agit d'une fille ou d'un garçon...", "Tu seras maman ... Êtes vous prêts pour être parents?"
Que la nouvelle soit attendue depuis un moment ou qu'il s'agisse d'un événement pas très bien planifié, la confirmation et l'annonce de celle-ci sont toujours pleines d'émotions et s'accompagnent de nombreuses interrogations... Pour la femme s'est le début d'un changement radical de comportement, d'attitude.
En effet, elle est désormais consciente de devoir prendre soin de deux personnes au quotidien, de devoir faire des choix qui engagent une vie (ne plus boire d'alcool, ne plus fumer, changer d'activité physique pour éviter un avortement involontaire, ...). Sa vision de l'extérieur change, elle prend conscience des dangers qui guettent cette nouvelle partie d'elle dont elle est responsable: la fibre maternelle et son instinct se développent. Elle a peur, peur de ne pas pouvoir aller jusqu'au bout de la première partie du voyage, de ne pas être à la hauteur du rôle de maman, de prendre les mauvaises décisions: on ne parle plus de moi mais désormais de nous ...
La femme enceinte découvre également que son corps ne lui appartient plus. En plus de ne pas pouvoir maîtriser les changements physiques à venir, elle doit désormais faire don de celui-ci à la science. En effet, au fil des visites prénatales et des examens, elle doit bien souvent exposer cette partie de son anatomie tant protégée, dont l'accès a bien souvent été l'objet de conquêtes assidues et parfois infructueuses de la gente masculine.
Entre changements silencieux mais attendus (les formes qui s'arrondissent), douloureux (crampe nocturne, contraction, remontées gastriques, ...) Ou non (important besoin de dormir, augmentation de l'appétit,...), il y'a les hormones à gérer... Elle peut désormais vivre une série d'émotions variées en une fraction de seconde et de manière incontrôlée. Son entourage en est le témoin silencieux et involontaire, qui doit désormais gérer entre autre, sauts d'humeur et indécision.
La femme enceinte en Afrique est choyée. Elle fait l'objet d'attentions de la part des siens mais également de celui de nombreux inconnus rencontrés au quotidien. La société la sait fragile et lui manifeste son soutien dans toutes les situations, sa reconnaissance pour le sacrifice consenti afin de donner à la collectivité une nouvelle ressource humaine...
Je suis enceinte ... Je vais participer au mystère de la vie ... Je ne suis plus seule ...
Le doute
mardi 29 décembre 2015
Transmettre la vie
Il y'a des situations de la vie pour lesquelles il est impossible d'imaginer à l'avance comment l'on réagira, les décisions que l'on prendra.
L'une des plus belles est celle où l'on a l'honneur de participer au mystère de la transmission de la vie ... Et oui, donner la vie c'est de la magie... Tout d'abord parce que les raisons pour lesquelles une femme peu concevoir et pas une autre ne sont pas toujours justifiables scientifiquement. Alors déjà il est important de savoir dire merci pour cette grâce.
Ensuite les 9 mois qui représente la durée moyenne d'une grossesse peuvent être aussi calme qu'un lac ou aussi tumultueux que les montagnes russes des fêtes foraines. La femme passe alors par toutes les métamorphoses physiques et psychologiques nécessaires pour accueillir cette vie. Son entourage prend également conscience des changements à venir et prépare ceux-ci au fil des jours. Encore une fois nul ne peut prédire les réactions que produiront ces différents changements dans la vie des uns et des autres. Le voyage peut renforcer ou détruire des liens, peut même entraîner une remise en question de nos choix de vie.
Enfin, l'aventure se poursuit par l'étape que le corps médical nomme la délivrance. Ici un ensemble de mécanismes se met en place pour permettre à cet être complètement dépendant de sa mère de commencer le chemin de son indépendance. Ce moment s'accompagne d'une palette d'émotions dont la joie est la plus grande. Les premiers cris du bébé marquent la fin du voyage en jet privé (tête à tête avec maman) et le début de celui-ci dans les transports en commun (partage avec la communauté).
Transmettre la vie s'est donc participer à cette magie qui permet de voir un être se développer dans le sein d'un autre et d'en sortir par une voie si petite en temps ordinaire... S'est aussi de voir les changements physiques qui s'opèrent pendant et après la grossesse. Mais surtout, s'est pour les Hommes l'occasion de prendre un engagement pour la vie, celui de participer à la socialisation de cet être qui ne demande qu'à découvrir son nouvel environnement...
Un mystère, une expérience à vivre, un voyage à entreprendre/partager pour la vie !!
Le doute
L'une des plus belles est celle où l'on a l'honneur de participer au mystère de la transmission de la vie ... Et oui, donner la vie c'est de la magie... Tout d'abord parce que les raisons pour lesquelles une femme peu concevoir et pas une autre ne sont pas toujours justifiables scientifiquement. Alors déjà il est important de savoir dire merci pour cette grâce.
Ensuite les 9 mois qui représente la durée moyenne d'une grossesse peuvent être aussi calme qu'un lac ou aussi tumultueux que les montagnes russes des fêtes foraines. La femme passe alors par toutes les métamorphoses physiques et psychologiques nécessaires pour accueillir cette vie. Son entourage prend également conscience des changements à venir et prépare ceux-ci au fil des jours. Encore une fois nul ne peut prédire les réactions que produiront ces différents changements dans la vie des uns et des autres. Le voyage peut renforcer ou détruire des liens, peut même entraîner une remise en question de nos choix de vie.
Enfin, l'aventure se poursuit par l'étape que le corps médical nomme la délivrance. Ici un ensemble de mécanismes se met en place pour permettre à cet être complètement dépendant de sa mère de commencer le chemin de son indépendance. Ce moment s'accompagne d'une palette d'émotions dont la joie est la plus grande. Les premiers cris du bébé marquent la fin du voyage en jet privé (tête à tête avec maman) et le début de celui-ci dans les transports en commun (partage avec la communauté).
Transmettre la vie s'est donc participer à cette magie qui permet de voir un être se développer dans le sein d'un autre et d'en sortir par une voie si petite en temps ordinaire... S'est aussi de voir les changements physiques qui s'opèrent pendant et après la grossesse. Mais surtout, s'est pour les Hommes l'occasion de prendre un engagement pour la vie, celui de participer à la socialisation de cet être qui ne demande qu'à découvrir son nouvel environnement...
Un mystère, une expérience à vivre, un voyage à entreprendre/partager pour la vie !!
Le doute
mercredi 9 décembre 2015
La vie et ses leçons
Coucou cher lecteur,
Le doute est de retour ... Hahahaha
Quand on naît on ne nous dit pas que l'Homme est ondoyant et divers, ni que la vie est pleine de surprises... Nos parents ou nos tuteurs nous encadre au mieux, espérant que leurs efforts seront suffisant pour nous armer au mieux. Oui oui nous armer car une fois hors du concon familial il faut se faire sa place. Il faut surtout tisser des liens avec d'autres personnes qui feront désormais parties de notre réseau social. Ces personnes nous aideront à acquérir de nouvelles armes pour faire face aux défis du quotidien.
Et oui, nos contacts/amis/followers/camarades sont autant d'occasions d'acquérir des leçons de la vie, des leçons de vie également. Les leçons seront joyeuses ou douloureuses mais une chose est certaines elles nous aideront à aller de l'avant, à savoir discerner le vrai du faux, à prendre de meilleures décisions, à renforcer nos convictions ou même à changer notre vision du monde ...
Quelque soit notre âge, la vie nous apprend toujours de nouvelles choses, il nous revient de savoir mettre à profit ces leçons pour mieux profiter de notre voyage sur terre.
Le doute
Le doute est de retour ... Hahahaha
Quand on naît on ne nous dit pas que l'Homme est ondoyant et divers, ni que la vie est pleine de surprises... Nos parents ou nos tuteurs nous encadre au mieux, espérant que leurs efforts seront suffisant pour nous armer au mieux. Oui oui nous armer car une fois hors du concon familial il faut se faire sa place. Il faut surtout tisser des liens avec d'autres personnes qui feront désormais parties de notre réseau social. Ces personnes nous aideront à acquérir de nouvelles armes pour faire face aux défis du quotidien.
Et oui, nos contacts/amis/followers/camarades sont autant d'occasions d'acquérir des leçons de la vie, des leçons de vie également. Les leçons seront joyeuses ou douloureuses mais une chose est certaines elles nous aideront à aller de l'avant, à savoir discerner le vrai du faux, à prendre de meilleures décisions, à renforcer nos convictions ou même à changer notre vision du monde ...
Quelque soit notre âge, la vie nous apprend toujours de nouvelles choses, il nous revient de savoir mettre à profit ces leçons pour mieux profiter de notre voyage sur terre.
Le doute
dimanche 25 octobre 2015
Ecole de la vie
Bonjour cher lecteur,
Je sais cela fais un bail que je ne suis pas passer par ici ... Je suis de retour disons juste sa comme sa hihihihihihihi.
Le séjour loin de vous n'a sûrement pas été le plus calme je vous rassure. L'ascension du Mont Cameroun a ouvert de nombreuses portes que j'aurais sûrement jamais imaginées traverser... Et je continue encore maintenant d'en ouvrir avec une vitesse incontrôlable.
Ce que je découvre chaque jour se sont surtout de belles leçons de vie sur le monde du travail, les relations humaines et la force de la famille. La vie me donne de belles leçons et j'espère être son élève le plus assidu. Le doute ne m'a sûrement pas quitté mais désormais j'ai confiance en Une personne qui guide tout et je teste la solidité de mes appuis sur mon entourage.
La confiance en soi est importante mais n'oubliez pas que celle que l'on met dans les autres doit toujours avoir des réserves. L'Homme est ondoyant et divers ... Se n'est que face à des situations du quotidien ou exceptionnelles que l'on découvre la vrai nature de ceux qui nous entoure... Le vrai sens des sourires partagés !!
La vie est belle et pleine de belles choses. Sachons les apprécier à leur juste valeur.
Le doute
Je sais cela fais un bail que je ne suis pas passer par ici ... Je suis de retour disons juste sa comme sa hihihihihihihi.
Le séjour loin de vous n'a sûrement pas été le plus calme je vous rassure. L'ascension du Mont Cameroun a ouvert de nombreuses portes que j'aurais sûrement jamais imaginées traverser... Et je continue encore maintenant d'en ouvrir avec une vitesse incontrôlable.
Ce que je découvre chaque jour se sont surtout de belles leçons de vie sur le monde du travail, les relations humaines et la force de la famille. La vie me donne de belles leçons et j'espère être son élève le plus assidu. Le doute ne m'a sûrement pas quitté mais désormais j'ai confiance en Une personne qui guide tout et je teste la solidité de mes appuis sur mon entourage.
La confiance en soi est importante mais n'oubliez pas que celle que l'on met dans les autres doit toujours avoir des réserves. L'Homme est ondoyant et divers ... Se n'est que face à des situations du quotidien ou exceptionnelles que l'on découvre la vrai nature de ceux qui nous entoure... Le vrai sens des sourires partagés !!
La vie est belle et pleine de belles choses. Sachons les apprécier à leur juste valeur.
Le doute
samedi 22 août 2015
Vivre loin de son pays et décider de rentrer. Note d’écoute de la chanson zen yadzal (ekeke) de Mekongo President
Mekongo
President - zen yadzal (ekeke) (Disques esperance ESP165523)
Dans ce partage, nous allons
écouter Mekongo Président dans son chant intitulé, « zen yadzal (ekeke) » et qui se traduit par : « le chemin
du retour définitif au village ». Ce chanteur camerounais nous a laissé
avant sa mort en 2014 plusieurs réflexions sur la condition africaine. Notre partage
a trois parties : une traduction incomplète du chant (1) puis nous
présentons a deux thèmes essentiels : (1) l’exil et (2) le retour au pays
natal. Comment déploie-t-il son argumentation et que pouvons-nous penser de cet
appel à rentrer au Pays.
- Traduction modifiable du chant « zen yadzal (ekeke)
« J’ai
recherché les routes du pays. Cela fait plusieurs années que je les ai cherchés. Le
chemin du pays est tellement éloigné… qui va te consoler ; qui va te
raconter quoi. Mon frère, rentre au village et vas y cultiver les champs ;
toutes les brousses du pays t’attendent ainsi que tes amis et ta famille. Tu
vas venir mourir de froid ici alors que le soleil brille dans ton pays. Quel
froid ! qu’est ce que je fais ici ? Le jour où je mettrai les pieds au village… ce
sera définitif. Le jour où je mettrai
les pieds à Mvog-Ada, je le ferai définitivement ! Qu’est ce que j’ai en
Amérique, aux USA, en Espagne, en Asie, en France ; quand je mettrai les
pieds à Nkongsamba ; quand je vais prendre la voiture pour Mbalmayo,
définitivement ! »
- L’exil
La première
thématique qui parcourt ce chant est distribuée dans l’ensemble du texte. Les lieux
évocateurs sont mis en évidence : l’Amérique, les Etats Unis, l’Asie, l’Espagne,
la France. Cet éloignement géographique est mis en référence avec la chaleur du
soleil du pays du chanteur. L’exil est ici vécu sous la forme du dépaysement. Mekongo
Président s’interroge sur ce qu’il possède en Occident, aux Amériques et en
Asie. La personne africaine émigrée s’interroge sur ses avoirs. Cette thématique
est également reprise par Douleur, le chanteur de makossa qui affirme dans une
chanson que tous les gains financiers obtenus par les Africains demeurent en
Occident. L’argent sert à acheter de quoi se nourrir, se soigner et payer les
taxes. Cette situation conduit justement à s’interroger sur la qualité de cet
africain qui a décidé de vivre hors de chez lui : quelle est sa situation
professionnelle ? Vit-il en situation de précarité ? A-t-il un
travail précaire ou alors vogue-t-il incessamment entre dans des travaux
provisoires ? Du point de vue
climatique, comme déjà souligné ci-dessus, le froid (hiver) qui déstabilise l’africain/e
est-il la principale raison de la décision de rentrer? Le froid est-il
métaphorique de la froideur des relations humaines ? Où « chacun est
dans son chacun… » pour reprendre ce mot de Magic System qui dépeint ainsi
l’individualisme occidental ; bien que cette pratique se répand aussi sur
le continent africain. Qu’est ce qui motive donc ce retour ? Est-ce la
décision pour cause d’échec ? ou alors, si le concerné décide de rentrer,
est-ce parce qu’il est porté par un projet cohérent et muri de monter une
entreprise sur place ?
Le volet
affectif du retour est cependant présent dans ce texte où les mots sont
porteurs des sentiments qu’éprouve le concerné qui décide de rentrer. Un air de
nostalgie est mis en évidence par les propos tels que : « J’ai
recherché les routes du pays ; plusieurs années que je les ai cherchés. Le
chemin du pays est tellement éloigné… qui va te consoler ; qui te
racontera ? »
- Le retour au pays natal :
Il est exprimé en une invitation sous la forme
d’une injonction : « Mon frère, rentre au village, et vas-y cultiver
les champs ; toutes les brousses du pays t’attendent ainsi que tes amis et
famille ».
Le mbeinguiste à qui il est
demandé de rentrer au village est donc invité à retrouver son village natal. La
métaphore de la brousse le situera dans le monde rural où il mettra ses forces
transformatrices. Est-il préparé ? Est-ce par dépit ? A-t-il les
compétences nécessaires pour rentrer ? Qu’a-t-il acquis comme compétences
sur place ?
La réserve que nous avons par
rapport à cette chanson est qu’elle est formulée au futur. Sans doute que le
chanteur invite toute personne qui vit cette situation à devoir se préparer sérieusement
à un retour définitif : sous quel mode ?
Akono François Xavier
jeudi 16 avril 2015
Altitude : comme refus de néant d’être.
Altitude : comme refus de néant d’être.
Prendre de l’altitude demande un effort de dépassement de soi dans des
attitudes qui rabaissent ou abaissent. L’altitude est ainsi une victoire contre
ses propres penchants négatifs et une résonance avec les hauteurs qui sont à
chercher et un horizon que l’on n’atteindra peut être pas. La marche vers le
sommet de la montagne est ainsi orientée à la fois par le but recherché, la
démarche et les marches à franchir. La démarche vers l’altitude de l’esprit
requiert à la fois, de se poser et se reposer de temps à autres. Le cœur qui n’est
pas en reste bat dans le corps et lui donne de la motivation pour atteindre l’objectif
fixé par soi-même. La démarche vers l’altitude associe l’effort du fort contre
lui-même. Sa manière de marcher dépend de son état intérieur ; si marcher
vers les hauteurs impose une ascèse ; c’est en fonction du but poursuivi. Le
corps s’efforce de tenir le bon rythme et la bonne cadence vers cette
ascension. Endolori ou endommagé par l’élan vers l’altitude, il y a de quoi se
reposer, se questionner sur ce qui a fait trébucher ou détourné de l’objectif
premier : réussir à atteindre les sommets. La marche vers les sommets
impose donc une discipline personnelle faite d’endurance dans l’élan vers le
but. Cette endurance résulte d’une véritable méditation sur le but.
C’est ainsi qu’à l’effort physique est précédé l’effort mental. Celui-ci
qui cherche à atteindre les sommets s’entraîne constamment à se fixer un but. Lequel ?
Une fois déterminé le but qui est l’altitude, le port altier de l’âme se
construit tout autour de la détermination. Etre déterminé s’impose de se donner
du courage dans la marche vers les hauteurs. Cette conquête sur la paresse est
une quête qui dynamise l’effort et incite à un déploiement personnel vers ce
qui nous élèvera. Le but est toujours présent dans l’horizon et dans le cœur de
celui ou celle qui veut marcher vers l’altitude.
La quête de l’altitude est un dépassement de sa propre limite et une
volonté de se former l’esprit dans l’intention de réussir à atteindre le sommet
de la montagne. C’est un travail sur soi afin dépasser ses propres imperfections ;
et ainsi, désirer ardemment de se mettre en raison. La quête de l’altitude est
un sursaut d’énergie contre ce qui m’anéantit, anéantit l’autre ; c’est un
refus du néant d’être.
La quête de l’altitude est une montée par le biais des pensées
positives. Cela se déroule dans l’optique d’une transmission des « trésors
d’humanisme » ; Chacun peut l’effectuer dans son quotidien ;
cette quête peut paraître insensée mais elle n’est qu’une modeste participation
aux éléments constructifs pour le vivre-ensemble ; à la maison, au boulot,
dans l’espace commun.
AFX
vendredi 20 mars 2015
Serges Beynaud et l’afro-citoyenneté (OKENINKPIN)
Penser l’afro-citoyenneté à partir de
Serges Beynaud.
Note d’écoute.
L'oreille du mélomane est alertée par OKENINKPIN, cette chanson
de Serges Beynaud, on y écoute une quête de l’identité à partir de
l’Afrique. Que dit-il ? « Moi, je suis africain ; l’Afrique
c’est chez moi, Afrique de fiers guerriers ; Afrique de jolies
femmes » ; je m’attèle à comprendre cette phrase de l’artiste
ivoirien qui chante le coupé-décâlé. Je pense ses propos à partir
d’une conception de l’Afrique qui est interprétée : assumer son identité
« africaine » et la vivre à partir de ses forces et des possibilités
réelles de présence au monde.
Qu’est ce
qu’être africain ?
Qu’est ce qui fait de l’artiste un africain ? Est-ce
parce qu’il est né en Afrique ? Ce qui est encore très vaste et très
vague ; néanmoins, l’élocution du lieu « Afrique » pour lui est
le refus de se laisser identifier précisément dans tel ou tel lieu précis du
continent africain. Est-ce qu’il pense à ces africains qui sont nés en Europe
ou en Amérique ? ou alors, pense-t-il à ces africains, descendants
d’esclaves, et qui ont néanmoins un lien avec le continent africain
de par leur ascendance ? Se reconnaissent-ils comme provenant de cette lignée
africaine ? L’assument-ils ? le problème peut se poser autrement par
l’examen des rites et pratiques qui ont circulé dans le nouveau monde ; et
vécus par ces fils et filles d’Afrique.
Le propos « Moi, je suis africain », peut
s’entendre selon son sens premier ; c’est un sujet qui pose son existence
comme africaine et africanisée. Le fait d’employer la première personne du
singulier est la position de soi comme entité responsable de son élocution. La
question de ce « je » qui énonce son africanité ou sa quiddité
africaine ne s’enfermera-t-il pas dans son identité ? Il pose son
africanité comme une essence ; il assume ainsi son hérédité de naissance
et d’appartenance.
Peut être passe-t-on très vite sur le « je » et
l’on oublie ce « moi »qui démarre la phrase ; ce
« moi » s’assume par sa capacité de parler, d’assumer son discours
qui se pose comme lui appartenant. Ce moi personnel est celui d’un individu de
par son être assumé comme tel. Le « moi » qui pose ainsi son
africanité africain réfléchit sur son « moi ». Il se prend
pour objet de pensée.
« Moi, je suis africain », je me pose comme
africain. Par la suite, l’on se rend compte que l’artiste situe l’Afrique comme
son lieu habituel de résidence, ou d’origine. « L’Afrique c’est chez
moi ». Ici, le musicien étend son identité à toute l’Afrique. Cette
extension identitaire, lui donne le droit de circuler partout dans
l’Afrique ; il peut se rendre dans tous les endroits de l’Afrique où il
trouvera place ; il y vivra l’amitié et l’hospitalité. Nullement dépaysé
puisque des frères et des sœurs seront là pour l’accueillir. Dans tout coin
d’Afrique, il sera accueilli, par un sourire ou par un mot chaleureux, par
exemple, le fameux « AKWABA » de Côte d’Ivoire. Cette extension
d’appartenance est une acte de solidarisation avec les africaine et les
africains.
« L’Afrique c’est chez moi » ; Cette
formulation met en confiance celui qui l’énonce et elle annonce la capacité de
circuler là où il souhaite. Je m’y sens en confiance. La question qui se pose
dans cette citation est celle de savoir comment prendre soin de ce chez soi. Si
l’Afrique est le « chez moi », cela implique son entretien ;
puisqu’en arrière fond de cette phrase, l’appartenance à une maison est en
filigrane. Il s’agit de s’investir pour ses citoyens. Il est question de donner
son cœur, son temps et son énergie pour que ce chez soi, soit propice à ce que
tous et toutes aient de quoi se satisfaire de bien vivre.
Quelle est cette « Afrique » qui est la
sienne ? N’est ce pas celle qui relit sa propre histoire ? Celle qui
fait mémoire des moments humiliants que furent la vente des êtres humains au
loin, par des frères africains pour les besoins d’esclavage ? Ce
« chez soi » est la somme de ces malheurs, cette banalité de l’être
humain qui chosifie son semblable.
« Moi je suis africain » est énonçable par celui de
la diaspora africaine ; cette Afrique éparpillée dans le monde qu’elle
soit en Europe ou en Amérique. L’histoire de la traite négrière, est revisitée
dans la chair de ces africains quand ils affrontent dans leur lieu d’exil,
l’injustice et le racisme. Cela montre que l’Afrique ne se pense pas en
elle-même ; la rencontre entre l’Europe et l’Afrique a été conflictuelle.
Est-ce l’Europe des Lumières et de la raison qui ainsi s’est répandue dans ses
manières de faire et d’être, au point d’assujettir les autres peuples, en leur
refusant la possibilité d’exister à partir de leurs croyances ? C’est
aussi, l’Afrique des descendants d’Afrique qui ont fait de l’Europe ou de
l’Amérique leur lieu de résidence et d’appartenance.
Cette Afrique qui rencontre l’Europe s’est définie par la
double posture de l’humiliation et de la révolte. C’est pourquoi, l’on ne peut
pas s’étonner des pratiques de révolte contre cet autrui qui a été dominateur.
De toutes les manières, l’artiste, est en rupture cette
vision doloriste de l’Afrique et préfère plutôt chanter une Afrique de
« fiers guerriers ». C’est l’Afrique qui combat contre son
aliénation ; celle qui lutte contre les forces d’oppression. C’est
l’Afrique de Béhanzin, l’Afrique des Amazones, l’Afrique rêvée par Lumumba, par
Um Nyobé, Steve Biko. Cette Afrique des africains qui luttent pour leur
émancipation réelle. C’est l’Afrique des villages, l’Afrique des villes.
Son « Afrique de jolies femmes » est un procédé de
mise en confiance des africains en leur invitant à avoir un estime d’eux-mêmes
et d’elles-mêmes ; qu’ils estiment leur propre personne et arrêtent de se
voir comme le summum de la victime du racisme. Cela rejoint bel et bien,
« Africa is beautiful ». C’est un hymne à la beauté.
Cette afro-citoyenneté en appelle à une nouvelle manière de
vivre selon le respect de soi, de la vie de soi-même et celle des autres. Le
citoyen est celui qui s’engage pour la paix, et s’investit dans le travail de
chaque jour, par ses talents, à rendre cet univers viable et vivable.
L’afro-citoyen s’inquiète donc de ce déferlement de la violence et plaide pour
la cessation de l’intégrisme, du fondamentalisme religieux. Au contraire,
l’afro-citoyenne appelle au respect des coutumes pour la vie.
En fait, par cette phrase, Serges Beynaud est entrain de
participer à l’enfantement de lieu qui pour lui a de l’importance :
l’Afrique. Avec l’instrument musical, il s’affirme bel et bien comme un
Afro-citoyen. Son afro-citoyenneté gagnera en densité si et seulement si chaque
citoyen du continent a la possibilité de vivre selon ses compétences pour
l’entretien de ce chez soi qu’il habite au carrefour de la rencontre avec les
autres.
Akono François-Xavier.
samedi 28 février 2015
ON EST ENSEMBLE-NOUS SOMMES ENSEMBLE
Entendu au moment où deux
Camerounais ou Camerounaises se disent au-revoir, l’expression « on est
ensemble » est à comprendre dans son sens large et approfondi. C’est ce à
quoi nous convie ce modeste retour sur cette phrase pleine de sens.
Cette expression est portée par
une forme d’intersubjectivité ; je ne suis pas seul au monde ; je
suis au monde avec les autres. Grâce à eux, je peux me cultiver, m’instruire ;
ils participent ainsi à ma croissance humaine et spirituelle. Ils me permettent
d’avancer. Leur présence participante à ce que j’entreprends m’édifie.
Le "on est ensemble" est aussi et
surtout un motif de se porter, de se supporter et s’apporter mutuellement du
soutien dans un labeur qui se construit par les autres qui m’aident ainsi.
Cette expression est portée par
une forme de communion d’esprit qui nous rassemble, qui nous unit, qui nous
fédère au-delà des nos différences. La communion fraternelle construite sur l’amour
et le respect mutuel veulent donc que dans cette pirogue qui nous porte sur les
eaux, il sied de respecter la place de l’autre. Nous sommes dans la même
pirogue ; si elle chavire, nous chavirons tous. Le « on est
ensemble » intervient comme la base de la construction de la relation
interpersonnelle, familiale et elle peut aboutir à une véritable prise au
sérieux de la place de chacun dans la nation.
Quelle est la place que je
réserve à l’autre ? comment est ce que je travaille à ce qu’il soit dans
la paix, dans l’harmonie avec lui-même ; une compréhension du « nous
sommes ensemble » désire donc voir une nation construite sur la justice,
le respect du droit et des libertés fondamentales. Qu’est ce que vivre dans le
bonheur si d’autres par contre végètent dans la grande pauvreté, la grande
précarité, la grande humiliation due à leurs conditions tristes de vie ? Peut
–on donc dire en ce moment là que « nous sommes ensemble » ? N’est
ce pas justement le moment de revenir à la raison et travailler pour ces
situations frustrantes soient éradiquées par tous ?
Cette formule, du « nous
sommes ensemble » est en somme, une motivation, un mot très fort qui
rassemble, assemble et fait vivre les uns par les autres. C’est une éthique de
la rencontre, de l’accueil et de la compassion vécus. Le mot « on est
ensemble » marque la volonté de tous de se rencontrer et de s’édifier
mutuellement. On n’est jamais seul au
monde, dans une hospitalité vécue dans la vérité, l’on se reçoit les uns les
autres, l’on vit pour s’aider, s’entraider.
Dans les situations difficiles vécues par la Nation, cette expression nous motive et nous fait nous serrer les coudes; revenant ainsi à tous les proverbes qui font la force de notre culture.
To be continued..
Akono François-Xavier.
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