jeudi 11 décembre 2014

« Faut jamais chercher femme dans le mois de décembre ».Méditation sur « POISSON d’AVRIL » de MAGIC SYSTEM

 « Faut jamais chercher  femme dans le mois de décembre »
Méditation sur   « POISSON d’AVRIL » de MAGIC SYSTEM[1].
Asalfo, le lead voice de Magic System et ses amis continuent la SAGA du GAOU. Du  1er GAOU, il passsent à « POISSON D’AVRIL »,  dans une musique enjouée où le comique se dispute au questionnement de l’épicurisme féminin et de la nigauderie masculine. Manifestement, le match entre « LE GAOU » et « ANTOU » continue. Renversement, la go est toujours victorieuse, car, le gaou est niata dans la chanson « poisson d’avril ». Le cri de joie de la Go qui s’exclame : « YOUPI !!!! » donne à penser. En effet, il est l’expression d’une sentence : « tu veux me barrer ? Alors, barre moi ; bon débarras, puisque je ne t’aime pas ! »
Quelle est la structure et le résumé du chant ? Quels sont les thèmes possibles à dégager de cette musique ?
1.      La structure et le résumé du chant
1.1.Quelle est la structure du chant ?
Le chant inégalement réparti  possède  cinq strophes au milieu desquelles, un double refrain intervient.
"Avion fait pas marche-à-derriere
C'est parce que ya pas retroviseur"

L’avion qui prend son envol est lancé ! il y a pas de rétroviseur dans l’avion. Comme quoi, l’irréparable ne se répare pas ; c’est terminé. Si la voiture ordinaire a un rétroviseur, qui guide son come-back, son retour en arrière, dans l’avion ce n’est pas le cas. L’avion peut-il faire demi-tour ?  Oui, mais ici, le poète est très narquois.  
yéhé elles vont me tuer oh
wawa wah elles vont m'assasiner
Le chanteur est en danger ; les femmes vont le finir. A cause d’elles, il est menacé de mort. Elles sont seulement terribles. Le vocabulaire de la mort est présent ici. L’acte de tuer est commis par la femme qui tue l’homme. C’est un véritable amusement de voir cet homme être apeuré par les GO, par les femmes. Eux qui d’habitude se prennent pour les forts, pour les puissants, les voilà qui, sont tremblants comme des poules mouillées. Qu’est ce qui provoque donc la crainte du Gaou ?

Le langage employé est entre le français parlé et le nouchi ivoirien. Reconnaissons toutefois, qu’il y a une grande dominante de la langue française.
Le chant s’intitule, « poisson d’avril ». C’est la preuve que le groupe MAGIC SYSTEM est dans le registre de compréhension de l’acte mensonger.  On se moque des conventions et on se permet de se jouer les uns des autres de vilains tours. Par épicurisme jouissif, le malin ou la maligne est stratégique.  Pour parvenir à ses fins, il lui suffit de monter des stratagèmes. C’est de cet arrière fond que se dégage les personnages qui usent de ruse et de contre ruse. Les personnages sont : « Asalfo », « Antou », « l’ami conseillé », « le conseilleur », « le gaou », « la go du Gaou ». Comment- interagissent-ils ?
1.1.1.      Retour sur la chanson 1er GAOU.
Asalfo, le lead voice, reprend le cheminement de son titre à succès. Revenons sur ce classique qui berça nos montées et descentes dans les kwat et les sous-kwat d’Afrique.
« La Go Antou « sélectionne les amants selon le seul critère du pouvoir d’achat » (Monga,  2009, 84). C’est pourquoi elle (la  Go Antou) a quitté le gaou dans sa galère ; Le Gaou partageait malgré le peu qu’il avait et conduisait sa dulcinée dans les endroits de plaisirs d’Abidjan, précisément, à la Rue Princesse. Une fois que l’argent est fini, Antou a changé de côté.  Elle change de copain. Elle s’offre au plus offrant. Or, usant de ses talents musicaux, Asalfo produit une cassette à succès. Il est devenu une star et passe à la TV. Désormais visible dans les espaces télévisuels, la go Antou revient à la charge car pour elle, « le gaou a percé » ; au Cameroun, on dit, « elle est en haut ». Manifestement, l’éclosion de ce talent a des effets sur le porte monnaie du Gaou. Elle peut revenir afin de « couper » le gaou. C’est à cet instant là que la vigilance du gaou s’éveille ; car, s’il a été nigaud un fois, s’il continue de l’être pour une deuxième fois, il sera vraisemblablement traité de « niata », preuve et manifestation d’une forme d’imbécilité récurrente. Déchoir de naïf à imbécile est la pire des erreurs pour le Gaou. La Go Antou revient sur ses pas et elle donne un discours à son ancien gaou. Elle pense ainsi le « couper » et veut se donner à lui sous la forme d’un présent « prends moi cadeau ». Elle sera désormais sa propriété. Pour montrer qu’il est devenu une personne importante, le Gaou  l’invite au restaurant et demande à la go Antou de décliner les mets qui lui viennent à l’esprit. Il la satisfera. Elle, « la go du ghetto », la galérienne, fait un saut quantitatif et qualitatif. Elle choisit «  le poulet braisé ».  Le Gaou « s’amuse ainsi de ses habitudes de consommation, qu’il assimile au souci de paraître ce qu’elle n’est pas. » Il peut donc lui promettre des plats chimériques tel que du caïman braisé ou du Kedjenou d’éléphant. « La philosophie de la table de Antou » (Monga, 85) distingue les êtres en fonction de ce qu’ils mangent ou du moins est, elle est fonction de ce que l’on ambitionne et désire d’être. Antou permet de se situer au niveau « du nihilisme de la volupté » (Monga, 86). 
Comment Asalfo passe-t-il donc de son dialogue avec Antou dans le domaine de préparation des fêtes de Noël  et par la suite de l’idylle de décembre?  Le Gaou connait les habitudes d’Antou. Il met donc son niata en garde. L’écoutera-t-il ? Il se met donc en dévoilement des risques de côtoyer Antou. Si on prend l’envol du succès musical de  « premier gaou »,  comme l’installation dans une classe des nantis, il faut se demander si les mots « tuer », « assassiner » que le chanteur met dans l’intention d’Antou sont pris dans un sens de la revanche d’Antou. Le succès du Gaou provoque-t-il la jalousie d’Antou ? Une exploration de ce thème de la réussite jalousée est intéressante dans les compréhensions des manières de vivre et de mourir dans quelques villes et villages d’Afrique.
1.2.Résumé compréhensif du chant « Poisson d’Avril »
Le Gaou est en danger. Il a chanté 1er Gaou ; Antou le guette et menace de le tuer. Or, lui, ne fait que dire la vérité sur le comportement délictueux d’Antou et d’une catégorie de femmes qui calculent le porte monnaie des hommes, ou vice versa : les gigolos calculent les porte-monnaie de leurs proies. Sa vision de la femme est peut être réductrice ; mais il convient de suivre MAGIC SYSTEM dans sa lecture critique de l’hédonisme féminin. Asalfo veut continuer de conscientiser la société, mais il se rend compte que personne ne l’écoute, surtout les gaous qui déchoient en niata. C’est pourquoi, il reprend son micro et continue de dénoncer. Il cause donc avec cet écervelé qui ne l’écoute pas. Asalfo conscientise malgré tout son pote. Il met son copain en garde de ne pas draguer les femmes pendant le mois de décembre. « Faut jamais chercher femme dans le mois de décembre » ; Ce mois là n’est pas indiqué pour aller faire des aventures et s’acoquiner ainsi dans des relations douteuses sans lendemain. Les « gos » du kwat et du sous kwat ont deux choses dans la  tête : bien célébrer les fêtes du 24 décembre et du 31 décembre. L’artiste situe à dessein son auditoire dans les réveillons. « La nuit tous les chats sont gris, en veste et sapés », chante Meiway.  On sait que ces dates là sont symboles des moments festifs où les êtres humains se réjouissent. Des réveillons sont organisés ; les bars, les circuits et les auberges,  et les gargottes ne désemplissent pas ; si l’on revient à la mélodie d’Antou, on peut donc réécouter ce qui se passe à ces dates là à la Rue Princesse. Mutatis mutandis, on peut voyager de la Rue de la Joie de Deido, au quartier Pigalle de Paris ; dans ces lieux, un monde en ébullition voit couler la bière à flots ; où ce n’est pas seulement les mains qui dansent, mais c’est l’être entier qui se liquéfie dans la danse et dans la chanson. Pour parler comme Aimé Césaire.  “Et ce ne sont pas seulement les bouches qui chantent, mais les mains, mais les pieds, mais les fesses, mais les sexes, et la créature tout entière qui se liquéfie en sons, voix et rythme.” La Go Antou veut donc être de la fête…. Pourquoi pas ? La vie est si dure qu’il faut se battre. Le problème existentiel de femme hédoniste, en décembre, Asalfo le résume parfaitement : « Comment fêter le 24 et le 31 Decembre oh ». Asalfo célèbre le fait que la Go soit très futée. Elle réussit son coup. N’est-elle pas allée manger au Sawa Novotel ? N’est-elle pas allée dans le plus grand hôtel d’Abidjan ? N’a-t-elle pas dormi avec un membre de la JET7 ivoirienne ? Elle a obtenu du gaou ce qu’elle souhaitait. Terminé.
 L’histoire ne se limite pas au mois de décembre, mois de la « danse de l’être » ; mois où l’être visite l’homme sous les tonalités affectives de la joie reçue. Par la joie, l’être visite le DASEIN (Heidegger). La Go est sortie avec le gaou pendant les fêtes, et après elle voulait le larguer. Elle voulait le quitter. Comment faire donc ? Elle n’a pas d’argument pour le quitter ; elle n’a pas de bonnes raisons. Or, le Gaou, est tellement bête qu’il sera pris à son propre piège. Le mois d’avril, est donc l’occasion de tester si la Go l’aime réellement. Le gars lui fait un poisson d’avril en lui disant que leur histoire doit s’arrêter. Voici l’occasion idoine que la Go choisit ; elle ne lâchera pas cette aubaine ; cette passe décisive du Gaou. Elle ne se paie pas de mots ; elle prend le Gaou au mot. Finalement, le gars a été trop bête ! Il est vraiment niata. On comprend pourquoi Asalfo, est pris de pitié pour ce niata. Une fois de plus, il est tombé dans l’erreur. Gaou, Yako/Assia ! On comprend mieux le « YOUPI !!!! » de la Go qui prend cette sage décision de quitter le Gaou. Malgré le fait qu’il la supplie, en lui disant, « faut pas prendre en mal », les carottes sont cuites. Le YOUPI, c’est la jubilation de la stratège qui a réussit son coup. C’est une forme de cynisme féminin devant un homme niais. « Erreur de Gawa ».
La moquerie féminine sur l’erreur du Gawa est complète. Il insiste, mais c’est décidé. Il a testé « go d’Abidjan » et il a « pris drap ».
2.      Exploration thématique du chant « Poisson d’Avril »
L’hédonisme  de la société pendant les fêtes de fin d’année
Faut-il penser qu’interpréter les fêtes de fin d’année sous la grille de l’hédonisme est-un signe de rabat-joie ? L’on constate seulement que les gens n’ont pas l’agoraphobie ; il faut voir comment les contemporains se préparent à ces fêtes là. Certains ouvrent des tirelire pour cette occasion festive. Le culte du plaisir se conjugue sous plusieurs acceptions, mais toujours par rapport à une seule qui est l’ENJAILLEMENT. Les plaisirs du mois de décembre sont ventraux et bas-ventraux. C’est un hédonisme indiscipliné qui refuse l’ascèse et voit ainsi le monde déferler vers les lieux de détente. Et l’on s’y livre de manière immodérée.  La société consomme
Les relations amoureuses intéressées : dans la chanson « Poisson d’Avril », le thème des relations amoureuses intéressées intervient. Quel est leur but ? Quelle est la stratégie mise en place pour l’amour du compte bancaire ? L’être humain ici, est aguiché et tend de toutes ses forces vers le plus ou la plus offrante. L’on se perd à aimer l’autre parce qu’il a de l’argent. Qu’il soit beau ou laid, l’amour est incolore et inodore. L’on aime par intérêt.  Mieux, on aime pour l’intérêt.
La place du conseil dans une société : Asalfo prend le temps de conseiller les gaous ; il est né dans une société où l’on parle toujours aux amis ; et on les incite à prendre conscience de leur erreurs et des dangers encourus par leurs bêtises. Le conseil est à la jonction des principes et de leur application dans la vie quotidienne. C’est vrai qu’ici, le conseil d’Asalfo et ses amis de Magic System est une mise en garde masculine contre les stratagèmes d’une femme intéressée ; mais peut-on se limiter à donner des conseils à son auditoire ? Ne faut-il pas continuer de diagnostiquer les maux des sociétés sur les plans de l’organisation. Que dire à un père qui abandonne ses enfants ? Que dire d’une mère qui démissionne de son rôle de mère parce qu’elle fait les « activités spirituelles » ?
Le registre animalier :  le chant « Poisson d’Avril » emploie plusieurs mots liés au règne animal. Ce sont sans doute des symboles à comprendre à partir de leur contexte socioculturel.
Que signifie « cabri  de janvier » : dans les insultes courantes de quelques parlers du Centre Cameroun, assimiler quelqu’un à un cabri c’est marquer sa bêtise. Est-ce la même signification chez Magic System ?
Que signifie « chameau de janvier » ? Pris chez le philosophe Nietzsche, le chameau est « la bête de somme qui porte et qui supporte ».  
Que signifie « crocodile de novembre » : une exploration à explorer à partir de la signification du rôle du crocodile dans les contes et proverbes africains. Quel est le rôle du crocodile dans la mythologie égyptienne ?
En somme, Magic System critique les manières de vivre africaines ; ici, dans « Poisson d’Avril », les thèmes évoqués viennent du constat de l’épicurisme prédateur féminin, de la nigauderie masculine : est-ce la revanche de la femme ?
https://www.youtube.com/watch?v=lzyDGXCNPq8

AFX





[1] Pour une connaissance du groupe « MAGIC SYSTEM », l’on peut se référer à l’encyclopédie, http://fr.wikipedia.org/wiki/Magic_System

lundi 8 décembre 2014

Le partage ... Welcome AFX

Depuis quelque temps vous me faites l'honneur de lire mes textes, expression de mes découvertes et des entretiens avec Moi ... Je partage cet amour pour l'écriture avec mon ami AFX ...

Nos débats et nos discussions interminables m'ont donné l'envi de lui ouvrir une fenêtre sur ce blog. Pour 2015 nous aurons donc des textes écrits à 4 mains avec 2 têtes comme le dit si bien mon ami. Cette fenêtre permettra à chacun de nous d'agrandir notre vision, de partager avec vous plus de sujets variés...

Bienvenue dans mon monde AFX...

dimanche 7 décembre 2014

Humble et sûr de soi



L'humilité est une qualité, une vertue que l'on reconnaît à une personne capable de dire que le mérite de tout ce qu'elle fait ne lui est pas uniquement due. C'est tout le contraire d'un vantard égoïste, qui veut toujours être sous les feux des projecteurs tout seul.

Une personne humble est consciente que sa vie, ses qualités, ses succès ne sont pas liés à ses seuls efforts ou choix. Aussi elle est capable de vivre avec tout le monde parce qu'elle sait qu'on peut apprendre de tout un chacun (grand, petit, malade, ...). L'humble ne se glorifiera pas de ses succès mais laissera les autres le faire. Non pas qu'il doute de lui mais parce qu'il reconnait que ce succès vient de l'ensemble de plusieurs facteurs et aussi parce qu'il est conscient d'avoir toujours quelque chose à apprendre. Il reconnaît ses limites et ses fragilités, mais ne se déprécie pas, ne se dévalorise pas. Il sait qui il est, simplement, sans illusions, ayant fait le tour de ses qualités et de ses défauts.

Ce caractère se forge généralement face aux difficiles expériences de la vie: une grave maladie, un projet réussi à la dernière minute, ... Dans ses moments où l'on se rend compte que tout seul on ne peut rien et qu'on doit se confier ou s'appuyer sur les autres.  

Je nous invite à travailler notre caractère afin d'avoir suffisamment de courage pour reconnaitre nos limites et savoir dire qu'on aurait pas réussi sans l'aide d'un proche. Laissons nos actes parler pour nous et soyons capables de présenter notre potentiel avec assurance lorsqu'il faut le faire...





Le doute

dimanche 30 novembre 2014

Un ami




Il s'agit la d'un mot pas toujours facile à utiliser ou comprendre: " c'est un ami ... "

On l'utilise bien souvent pour parler d'une personne sur qui l'on peut compter ou que l'on connait depuis un moment plus ou moins long. Il y'aura par exemple ''mon ami des bières'' pour le compagnon qui est toujours disponible pour partager une bonne bière fraiche, ...

''mon meilleur ami ...'' voilà une autre expression qui retient l'attention: qui est celui là? Et bien je pense qu'il s'agit de la personne que l'on considère comme un frère ou une soeur d'une autre mère. Cette personne pour qui l'on serait prêt à tout et qui réciproquement ferrait tout pour nous. Celle sur qui on peut compter pour nous réprimander ou nous encourager lorsque cela est nécessaire. Celle que l'on peut joindre à minuit parce qu'on a un coup de blues et la personne avec laquelle on partage tout... Combien de ''meilleur ami'' peut on avoir?

Je suis de ceux qui pensent qu'on a très peu d'ami et de meilleur ami. On ne peut plaire à tout le monde, on est pas toujours compris par tout le monde aussi on ne saurait dire que tout le monde est un ami.

Une chose est certaine, c'est dans l'adversité que l'on reconnaît qui est véritablement son ami. En effet, lui ne nous abandonnera pas et cette personne spéciale saura comment nous aider. Pour les autres, une fois disparu le point commun qui faisait vivre la relation, ils disparaitront... Comment identifier cet ami sincère? Pas toujours évident. En plus des épreuves, il faut juste faire confiance et apprendre à comprendre l'autre. L'amitié s'entretient, alors sachons préserver nos amis et bien nous entourer parce qu'un ami peut nous influencer si l'on perd ses repères dans la relation ...

Je vous souhaite d'avoir de vrais amis et surtout de pouvoir les reconnaitre puis les conserver.





A bientôt,
Le doute

dimanche 23 novembre 2014

Prêtre... Et papa


Et oui, on a tous entendu l'histoire d'un prêtre qui ayant fait vœux de chasteté à tout de même réussi à être papa... Humm comment est ce possible ? Puis je toujours me confier à lui? Me regarde t'il comme un prêtre ou dois je interpréter ses gestes comme un moyen de séduction ? ...

Cette situation donne à penser, et les questions se bousculent... Essayons de comprendre la situation. S'il a fait vœux de chasteté cela ne signifie pas que ses pulsions d'homme ont disparu avec l'engagement ou encore que son corps fonctionne différemment des autres du même sexe. Sa c'est une chose... S'il est papa s'est bien qu'il y'a une maman. L'a telle séduit ou est ce lui? N'était elle pas au courant de l'engagement pris par le père ? ... Ces faits suscitent plus de questions que de réponses, on ne pourra peut être pas les comprendre...

Au vu de ce qui précède peut être doit on chercher la raison du vœux de chasteté qui accompagne l'engagement à diriger les "brebis du Christ"... Continuer de faire confiance en se disant que tous les prêtres ne sont pas papa...  Devons nous juger?

En attendant de trouver des éléments de reponse, je me ferais un plaisir de lire vos commentaires...

A bientôt...

dimanche 16 novembre 2014

Je pleure donc je mérite de l'attention...


Enfant, femme, homme, on a déjà tous pleuré au moins une fois. Les pleurs sont même le premier moyen de communication que l'homme utilise: avant de savoir parler le bébé pleure.

On comprend alors que l'on peut pleurer pour diverses raisons. Lorsqu'on a un chagrin, lorsqu'on vient de se blesser, lorsqu'on éprouve une grande joie, lorsqu'on a reçu du sable dans l'œil, à cause des hormones ... Pleurer permet ainsi de protéger son œil mais également de signaler sa détresse, d'exprimer son besoin de réconfort, bref de communiquer.

Si je pleure, je ne suis donc pas une personne faible mais plutôt un Homme qui aide son corps à évacuer la pression, quelqu'un qui s'exprime, un être à réconforter...

Vous arrive t'il de pleurez? Refreinez vous vos désirs de pleurer ?

dimanche 9 novembre 2014

Être une femme, une mère, un directeur général




Voilà, les choses changent, le monde avance et continue de tourner autour du même axe. Les femmes veulent désormais travailler, sortir de la maison où elles brillent déjà pour les sommets de l'entreprise, de la politique ... Etc

Être directeur demande de l'expérience dans tous les domaines de l'entreprise, surtout dans la gestion financière. Il faut aussi avoir de bon contacts professionnels et être très flexible. Ce dernier point retient mon attention. Pour arriver au sommet il faut être flexible.... Huummm

Flexible sur ses horaires, sur le lieu de travail et sur le type de projet qu'on va nous confier au fur et à mesure de notre vie professionnel. Une femme, africaine, mère d'enfants peut elle se le permettre? Peut elle être directeur?

Difficile de dire oui... Qui s'occupera de l'éducation des enfants ? Qui s'occupera de son foyer? S'il faut être flexible au boulot...

Faut il choisir entre ses aspirations pro et celles familiales? On peut lui proposer de s'appuyer sur la famille si celle-ci ne voit pas d'un mauvais œil son emploi de temps flexible. Une tante pourra aller récupérer son fils après le match quel aura manqué. La nounou pourra apprendre à sa fille à faire cuire du riz.... Au final elle sera bien absente de leur vie, huummm , qui prendra soin de son mari?

Que faire? Abandonner ses aspirations ? Gravir les échelons plus lentement peut être ... Se consacrer majoritairement à son foyer et une fois les enfants plus grand et qu'il ne reste plus que son mari, elle pourra peut être devenir plus flexible... Une chose est certaine il faudra faire des concessions, trouver des compromis, organiser, planifier au mieux.


Qu'en pensez vous?

Retour au pays natal


Pourquoi être parti ? Pourquoi revenir aujourd’hui et pas hier ? Ce billet serait bien trop long si l’on devait répondre à toutes les interrogations qui fusent lorsqu’on parle de la diaspora. Concentrons nous sur le retour au pays natal.

Certain pays comme le Cameroun refusent de reconnaitre la double nationalité : avec  la monogamie si vous décider d’épouser une autre femme vous abandonnez la précédente, la première.  Hélas bien que sachant cela certains décident de prendre une autre nationalité et à l’heure où vient la nostalgie du bonheur éprouvée dans les bras de la première et tendre épouse, on entend des voix s’élever pour réclamer le droit de pouvoir revenir sur ses pas ou mieux celui de garder les deux femmes : vive la polygamie.

Je ne m’engagerais pas à dire s’il faut ou non refuser la double nationalité et les avantages liés à ce statut mais m’attarderait sur la décision de revenir au pays natal qui semble bien similaire au retour du fils prodigue présenté dans la Bible. Et bien oui, il faut avoir décidé de partir, s’être rendu compte qu’on est mieux chez soi pour décider de rentrer. Encore plus il faut avoir le courage de décider de rentrer puisqu’il faut affronter entre autre le regard de la famille et des voisins,  accepter de quitter « son confort », accepter de s’intégrer ou s’adapter aux réalités du pays qu’on a oublié …

Revenir est souvent vu comme une décision suicidaire pour ceux qui veulent rester dans les pays des autres. Comment comprendre qu’une personne disposant de tous ses sens décide :

-d’abandonner le métro et les rues propres pour revenir dans la poussière, les poubelles et les cargos ?
-de quitter le pays où la présence de l’eau et l’électricité est une évidence pour un autre où l’on célèbre le retour de l’énergie électrique et de l’eau au robinet ?
-de laisser cette région du monde où l’information est disponible pour tous pour une autre où seules les personnes appartenant au réseau disposent de la vraie information ?

Après moult réflexion et échange avec des mbenguistes* de retour, mon petit cerveau conclut  que la décision de revenir est liée aux raisons qui ont motivé le départ. On ne peut pas décider de revenir sous le prétexte que le poisson braisé aromatisé à la fumée des tuyaux d’échappement de son quartier nous manque ou encore que l’ambiance enfumée de Mamy Atchomo qui fait les meilleurs beignets du  coin soit nécessaire à notre survie. Si l’on revient s’est bien qu’on a un projet, qu’on souhaite mettre en œuvre quelque chose que l’on aurait copié chez les autres et qui nous serait bénéfique. Si l’on revient s’est bien qu’on n’a pas oublié d’où l’on vient et qu’on souhaite apporter un coup de pioche à notre terre mère. Si l’on revient s’est peut être pour se retrouver parce qu’une fois de l’autre côté on s’est perdu, égaré…

Il faut donc être brave pour revenir, reconnaitre qu’on a plus d’attache à notre pays d’origine où les choses ont surement changés (en bien comme en mal) depuis notre départ, et non à celui au sein duquel on cherche à s’adapter et qui nous oppose les regards en coin dans les lieux publics, nous offre les travaux de ménage et d’hospices plus rapidement que celui de cadre, …



Merci pour vos commentaires!!


Mbenguiste : personnes ayant séjournée dans un pays d’un autre continent que l’Afrique

jeudi 29 mai 2014

Les deux faces de la médaille...



La vie est faite de hauts et de bas, que l’on le veuille ou non il y’aura des jours plein de bonheur et d’autres sans… Comment comprendre ces moments de tristesses, ces moments difficiles, ces épreuves que l’on doit surmonter ???

Dans ces moments difficiles nous sommes très souvent près à tout lâcher pour retourner vers notre précédente situation qui nous donnait au moins un minimum de consolation. Seulement nous aspirons à plus et pour avoir cela il faut franchir des étapes, braver les obstacles qui se présentent. La satisfaction au bout de l’effort nous donne de très vite oublier les obstacles qui ont été franchis avec peine et larme quelque fois. Nous retenons toujours une leçon qui nous aide à nous améliorer ou change notre façon de voir les choses.

Le meilleur ne vient donc jamais tout seul ? Doit-il toujours s’accompagner du pire ? Je dirais pas nécessairement mais juste qu’il ne faut pas se voiler la fasse en se disant que tout sera toujours rose. Autant nous aimons vivre des moments heureux, autant nous devrons nous battre pour obtenir ce bonheur. On dit bien souvent que s’est dans les moments difficiles que l’on reconnait ses vrais amis.  Et bien il faut savoir partager les bons moments comme les mauvais avec ceux qui nous entourent. Savoir se battre pour atteindre ses rêves, au risque de ne jamais les réaliser…


Nous utilisons tous les pièces de monnaie, elles ont deux faces différentes l’une de l’autre et cela n’a aucun impact sur leurs valeurs. Profitons de la vie et de ce qu’elle nous apporte, préparons surtout notre mental : toute chose a une bonne raison d’arriver…

                                                                                                                               Le doute

mardi 27 mai 2014

Connais-toi toi-même…



Entrer en contact avec des frères habitants un autre pays m’a donné de constater que pour que l’échange soit intéressant, il est important que j’apporte quelque chose. Lorsqu’on me demande quelque fois les particularités de mon pays ou de ma région natale, je ne suis pas vraiment capable de dire grand-chose. Il était alors urgent de prendre le temps de connaître ma région, mon pays et sa diversité pour mieux me connaître et participer pleinement à l’échange mondial …

J’ai eu l’occasion au mois de Mai 2014 d’entrer en contact avec une association de jeunes camerounais, Synergie de la Jeunesse Camerounaise (SJC), qui partage entre autre le désir de connaître la culture camerounaise et de participer au développement de notre pays. Cette association a organisé, comme une réponse à mes attentes, un voyage découverte des chefferies de l’Ouest Cameroun en 4 jours. Il n’était certainement pas question de visiter toute les chefferies mais de voir les principales ou celles chargées d’une grande histoire :


  • La chefferie Bana dans laquelle on retrouve le plus jeune roi ou porteur de tradition de la région

  • La chefferie Foumban qui a en son sein un musée retraçant l’histoire des Bamoun, un des peuples ayant mis en place une écriture enseignée dans quelques écoles locales
  • La chefferie Bamendjida dont le village a joué un rôle très important dans le commerce des esclaves pendant la traite négrière

  • Les chefferies Baham et Bandjoun dont les musées sont chargés d’une grande histoire

  • La chefferie Bamendjou dont le roi est l’un des derniers acteurs vivants de l’indépendance de notre pays

J’ai été ravie de découvrir ces différents lieux, d’apprendre l’origine des tous ces peuples qui viennent de l’Egypte et de comprendre l’organisation traditionnelle de chacune de ces communautés. 

Les échanges avec les rois étaient riches d’enseignement. Ils nous ont rappelé que la famille est à la base de la société et que si nous voulons contribuer au développement de notre pays, il faut agir prioritairement sur l’éducation, la formation des citoyens : « … L’éducation fait la société … ». Ils nous ont invités à toujours répondre à 3 questions avant d’agir : « A qui ? Pour qui ? Pourquoi ? »

Faire ce voyage avec des personnes venant de tous les horizons du Cameroun, cohabiter pendant tout le séjour avec des personnes que je n’avais jamais rencontrées, partager nos opinions lors des débats étaient également une belle leçon : Nous avons pu découvrir et vivre l’unité de notre pays. Je n’ai pas seulement visité la région de l’Ouest Cameroun, je me suis aussi découverte et j’ai rencontré des personnes avec qui j’espère pouvoir entreprendre de belles choses…

Je retiens quelques messages forts:
"Croyez en votre capacité à pouvoir construire le monde et déplacer les montagnes grâce à votre intelligence et votre travail. C'est cela, la véritable sorcellerie"

" ... Vous êtes le Cameroun ... "

 " ... Chaque camerounais et chaque camerounaise devraient pouvoir se réclamer d'une des 240 ethnies qui composent le Cameroun, pas seulement par le simple fait de la naissance mais par une démarche volontaire et profonde d'appropriation et d'approfondissement ... mais ensuite dans une ouverture aux autres ... "

" ... Ayez la foi ... "